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Laëtitia Chaucesse
Prise de parole en public & animation de conférences

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Conseils

6 conseils pour une table ronde réussie

Témoignages sur l’apprentissage – 2èmes Rencontres territoriales de l’agriculture à Riom – 29.11.19

Le mois dernier, j’ai animé 2 tables rondes pour la communauté d’agglomération Riom Limagne et Volcans. Un exercice que j’apprécie énormément mais qui est loin d’être simple. 😅 Pour réussir ce type d’événement, il ne suffit pas de faire venir tel ou tel expert, d’avoir trouvé un lieu magique ou encore d’avoir communiqué tous azimuts. Il faut penser à tous les ingrédients qui vont rendre votre table ronde intéressante, dynamique et de qualité. Aujourd’hui, j’ai décidé de vous partager ce qui me semble le plus important pour faire de cette manifestation un succès. ⭐

Un fil conducteur, pour raconter une histoire

🎙 Qui dit « table ronde », dit plusieurs intervenants qui vont exprimer leur point de vue sur un même sujet. L’intérêt, c’est de varier les profils, les expériences pour croiser les regards, les approches et ainsi enrichir les connaissances du public.

📖 Mais pour autant, toutes les interventions doivent venir nourrir la même histoire. Elles doivent suivre un fil rouge. Par exemple, le thème des Assises du Commerce 2019 était « Le commerce de proximité a de l’avenir ! ». On peut aborder ce thème via divers points de vue : expert du commerce, statisticien, commerçant, élu, client etc. Mais avant de sélectionner les intervenants, il est primordial de savoir quelle histoire on veut raconter. Il faut partir d’un besoin ou d’un constat… et aller jusqu’aux solutions, aux réponses, aux propositions concrètes. La table ronde doit permettre de suivre ce chemin.

Définir le fil conducteur est une étape indispensable, qui présente de nombreux avantages :

  • il assure la cohérence de la table ronde
  • il permet de varier les profils des intervenants
  • il donne du rythme à l’événement 🥁
  • il maintient l’attention du public qui adore écouter une histoire

Préparer et anticiper

Photo by Nick Morrison on Unsplash

🤓 Vous vous en doutez, une table ronde ne s’improvise pas : il faut passer par plusieurs étapes de travail. Il y a beaucoup de choses à prévoir, de nombreux intervenants, des contraintes techniques… L’animateur et l’organisateur doivent pouvoir communiquer facilement et faire le point régulièrement. Chacun a sa manière de travailler et il n’existe pas de recette toute faite mais j’avais envie de vous partager ma méthode de travail. Voici donc comment j’aime m’y prendre 🙂 :

  • Etape 1 : validation du thème de l’événement avec les organisateurs
  • Etape 2 : définition du fil conducteur
  • Etape 3 : sélection des intervenants
  • Etape 4 : construction des séquences de l’événement
  • Etape 5 : choix des formats d’intervention (témoignage, expert, débat, présentation, interviews, vidéos…)
  • Etape 6 : construction d’un premier conducteur
  • Etape 7 : échanges avec les intervenants pour identifier leurs messages clé
  • Etape 8 : finalisation du conducteur : introduction, questions, transitions

Favoriser le concret

💡 Je vous propose de donner quelques détails sur l’étape 3 : le choix des intervenants. On est souvent tenté d’avoir une tête d’affiche pour sa table ronde. Et c’est vrai qu’un expert du sujet, qui pourra prendre de la hauteur, ça donne une autre dimension à votre événement. Ainsi, l’économiste Philippe Moati avait ouvert la première édition des Assises du Commerce et son intervention avait vraiment permis d’y voir plus clair sur les mutations en cours et à venir dans le secteur du commerce. Ce genre d’intervention est top, surtout en début d’événement.

L’authenticité des témoignages

Cela dit, pour la suite de votre manifestation, je vous conseille de favoriser les exemples, les témoignages, les retours d’expérience, les partages de bonnes pratiques… bref, de donner du concret à votre public. Au fil de mes expériences, je constate que ce sont les meilleures interventions. Alors oui, ces intervenants ne sont pas toujours à l’aise pour parler en public. Ils peuvent chercher leurs mots ou hésiter, mais leur discours a le mérite d’être authentique. Il est vrai. Il sonne juste. Et ça, c’est ce qui marche le mieux. Le public sera plus attentif et retiendra mieux le témoignage d’un agriculteur sur l’intérêt de l’apprentissage que l’intervention d’un expert sur le même sujet. Pour accrocher, on a besoin de pouvoir s’identifier aux propos de l’intervenant. Et c’est justement en faisant témoigner des gens comme vous et moi que ça fonctionne. 🙂

Trouver le juste équilibre

⚖ Alors bien sûr, l’idéal c’est d’alterner entre « expert » et « témoin ». Tout comme dans une bonne présentation, on cherche l’équilibre entre les apports « factuels » et « émotionnels ». C’est vraiment le cocktail gagnant pour faire passer un message. Et en plus, ça donne du rythme à votre événement – et ça, c’est bien pour garder le public éveillé. 😴

Les vidéos : un support court et dynamique

🎥 Enfin, pour illustrer les propos d’un expert, vous pouvez également utiliser des vidéos. Pour les « Rencontres territoriales de l’agriculture », c’est ce que nous avons fait avec deux projets de valorisation des productions locales. Deux courtes vidéos – une infographie et une interview – ont permis de présenter les projets de manière courte et dynamique. Autre avantage de cette technique : on relance l’attention du public.

Limiter la projection de diapos

💬 Une table ronde n’est pas une succession de présentations : c’est un format basé sur l’échange, la confrontation de points de vue. On l’a vu, cela demande beaucoup d’anticipation et de préparation pour que le jour J, tout s’enchaîne avec le plus de naturel possible. C’est le rôle de l’animateur, qui doit faire le lien, préparer des transitions, répartir la parole, combler les blancs etc.

Tout cela se fera bien plus naturellement et simplement si vous acceptez de renoncer à un seul élément : le power point. Lorsque je prépare une table ronde, les intervenants me demandent très souvent s’ils peuvent préparer des diapos. Je comprends tout à fait que ce soit rassurant de projeter un support. Mais sincèrement, je pense que ça nuit grandement à la qualité de la table ronde. D’autant plus si les diapos sont chargés en textes, tableaux et autres graphiques. A la rigueur, on peut projeter quelques diapos visuelles qui viennent appuyer le propos ou bien afficher la thématique avec le nom des intervenants. Mais pas plus. Les power points ne sont, selon moi, pas adaptés à la table ronde car ils rendent l’échange avec l’animateur et les autres intervenants quasiment impossible.

Bannissez les diapos, surtout celles avec trop de contenu. Optez pour une version plus visuelle.

En tant qu’animatrice de table ronde, je consacre beaucoup de temps à la préparation. Je rédige un conducteur avec mes transitions et les questions que je vais poser aux intervenants. Le jour J, je m’en sers beaucoup mais je m’en détache aussi pour pouvoir rebondir sur les propos de l’un, faire réagir l’autre ou apporter des précisions sur ce qui vient d’être dit. Avec un power point, c’est très compliqué à faire.

Toutefois, si vous êtes convaincus qu’un support projeté est indissociable d’une intervention, laissez cette personne dérouler son présentation, sans l’animateur.

Gérer le temps

Animer une table ronde, c’est comme faire de la radio. C’est sans doute pour ça que j’adore cet exercice. La gestion du temps est primordiale et je veille toujours à respecter au mieux les horaires fixés par l’organisateur. ⏳

Toujours un oeil sur sa montre

🎙 Quand on interviewe quelqu’un en direct à la radio, on a toujours un oeil sur ses notes et un autre sur la pendule – et puis on essaie aussi de regarder la personne qu’on interroge. Il faut sans cesse s’adapter à la longueur des réponses, aux digressions, aux explications alambiquées… et ramener l’interviewé sur le sujet qui nous intéresse.

Ce sont les mêmes compétences qu’il faut mobiliser lors d’une table ronde. Sur mon conducteur, j’indique des repères temporels. Si je démarre un peu avant ou après le temps prévu, je le note au crayon et je calcule à quelle heure je dois terminer. Si j’ai pris un peu de retard avec une intervention, j’ajuste le temps sur la suivante, ou lors du temps d’échange avec la salle. Et ça, tout en posant les question, en écoutant les réponses et en faisant le lien entre les interventions. C’est un exercice qui prend beaucoup d’énergie… mais que je trouve hyper stimulant aussi. 🤩

Timing : mieux vaut prévoir large

⌚Du côté des organisateurs, cela suppose qu’on laisse un peu de marge entre les interventions. Il faut toujours avoir un petit quart d’heure par ci, par là que l’on pourra grignoter si besoin.

Il vaut mieux également annoncer la fin de l’événement à 17h, même si on pense qu’on aura terminé à 16h45 : si jamais on prend du retard, le public ne s’en rendra même pas compte.

Enfin, lorsque l’on briefe les intervenants, on peut leur mentir un tout petit peu : vous avez prévu 20 minutes pour l’expert numéro 2 ? Dites-lui qu’il n’en a que 15 ! Ca l’obligera à aller à l’essentiel.

Maîtriser les aspects techniques

🔋Ce n’est pas parce que le contenu est bien préparé, qu’il faut négliger la forme. Le succès d’une table ronde repose aussi sur la qualité des aspects techniques. Voici donc une petite check list (non exhaustive) pour bien préparer vos futurs événements :

  • La taille de la salle est-elle bien adaptée à notre événement ?
  • Est-elle confortable (sièges, chauffage, acoustique…) ?
  • Avons-nous pensé à l’éclairage sur scène ?
  • Combien de micros avons-nous prévu ?
  • Avons-nous des piles de rechange pour les micros ?
  • Disposons-nous d’un système de vidéo-projection et d’un système de son de qualité ?
  • Est-ce que le téléphone passe bien dans la salle (important notamment si vous faîtes envoyer les questions du public par sms…) ?
  • Avons-nous le wifi dans la salle (pour poster sur les réseaux sociaux pendant votre événement) ?
  • Pouvons-nous enregistrer les échanges (utile pour le compte rendu) ?

Vous avez d’autres éléments en tête ? N’hésitez pas à compléter cette liste en postant un commentaire ou en me contactant directement.

Réussir son pitch – comment se présenter ?

Comment parler de soi pendant son pitch ? – Découvrez mes 3 conseils !

🎙Dans le pitch, on va bien entendu expliquer son projet mais il ne faut pas oublier de parler de soi ! 😊 Le porteur de projet ou l’équipe qui est derrière est tout aussi important que le projet en lui-même. Oui mais on n’est pas toujours très à l’aise quand il s’agit de parler de soi. Qu’est-ce que je dois dire ? Comment je tourne ça ? Comment faire pour ne pas endormir le public ? Voici donc mes 3 conseils pour vous mettre en valeur 🤩lorsque vous pitchez votre projet.

A quel moment se présenter ?

Naturellement, on a plutôt tendance à commencer son pitch en se présentant. Personnellement, je ne suis pas convaincue par ce format. Bien sûr, il est indispensable de parler de soi… mais il faut bien choisir son moment ! 🕰Pour ça, mettez vous à la place de votre public ou repensez à la dernière présentation que vous avez écoutée. A quel moment êtes vous le plus attentif ? Au tout début de la présentation, bien entendu. A ce moment là, vous espérez obtenir les réponses à ce genre de questions : est-ce que ce projet m’intéresse ? est-ce que je vais apprendre quelque chose ? est-ce que je vais découvrir un produit ou un service utile ? Donc dès le début, il faut donner des éléments sur le problème que vous traitez et la solution que vous apportez. Bien sûr, vous pouvez dire « bonjour », votre nom et votre prénom avant de vous lancer. Mais restez bref et ne déroulez surtout pas votre CV en introduction. 😴

Qu’est-ce que je dois dire sur moi ?

🎖Il faut tout de même rapidement asseoir sa légitimité pendant le pitch. On doit bien comprendre pourquoi vous êtes en train de développer ce projet. Mais pas besoin de raconter toute votre vie ! Il faut sélectionner quelques éléments de votre parcours, quelques compétences, une expérience… bref, ce qui fait qu’aujourd’hui vous en êtes arrivé là…. et que vous êtes légitime pour travailler sur ce projet. 🎓

Comment parler de soi ?

📖Enfin, je vous encourage à travailler cette partie du pitch comme une petite histoire. Quand on passe un entretien, par exemple, on nous demande souvent notre plus grande qualité : organisée, rigoureuse, efficace… on peut se lancer dans une liste à la Prévert. Mais ce que je trouve le plus percutant, c’est de raconter une petite anecdote qui permet de démontrer une qualité. C’est beaucoup plus fort que d’affirmer qu’on est comme ci ou comme ça. 💪

3 conseils pour vous parler de vous

🤓En résumé, voici mes 3 conseils pour vous bien vous présenter pendant votre pitch :

  • évitez de commencer votre pitch en déroulant votre CV
  • sélectionnez les éléments de votre parcours qui collent à votre projet
  • racontez une histoire pour vous présenter

Et pour aller plus loin…

Si vous avez besoin d’être accompagné dans la préparation de votre pitch, n’hésitez pas à faire un tour sur les autres pages de mon site Internet. Vous trouverez tous les services que je propose et d’autres articles de conseils. pouvez également me contacter directement si vous avez une question précise.

3 conseils pour un titre qui fait mouche

Ca y est ! Votre article de blog est prêt. Il ne manque plus qu’un titre et vous pourrez le publier. Oui mais justement, c’est là que ça coince. 😬Vous n’êtes pas du tout inspiré et vous n’arrivez pas à trouver un titre ! Rassurez-vous, c’est un cas fréquent. A chaque fois que j’anime une formation à l’écriture, les participants butent sur cet élément. Il faut dire que le titre, c’est vraiment la vitrine de votre article, ce qui donne envie de le lire… ou pas 😉 J’ai donc décidé de vous partager 3 conseils pour trouver un titre qui claque. Allez, bonne lecture, c’est cadeau. 🎁

Les plus courts sont les meilleurs

Première règle à retenir : votre titre doit être le plus concis possible. C’est ce qui le rendra dynamique. On peut essayer de le limiter à un nombre de mots mais personnellement, je trouve que ça dépend aussi du support et de la mise en page. Le top, c’est quand votre titre tient sur une ligne, deux maximum si la page est étroite. Petite astuce pour rédiger des titres courts : retirez les verbes ! Un titre sans verbe sera plus nerveux et donnera du peps à votre article. 🍉

Variez les plaisirs

Factuel ou original ? Interrogatif ou descriptif ? Jeu de mot ou citation ? En matière de titres, tout est possible ! On peut jouer sur différents styles qui donneront non seulement des éléments sur le contenu de l’article mais aussi sur le ton et le genre. Amusez-vous à tester différentes options et laissez parler votre créativité ! 🎨Mais veillez toujours à ce que votre titre soit en cohérence avec votre texte. Le titre est comme une promesse faite au lecteur. Si votre article ne colle pas à ce que vous annoncez, il risque d’être déçu et n’aura certainement pas envie de lire vos prochains articles.

Le poids des mots

Le titre est l’un des premiers éléments que l’on voit lorsqu’on découvre un texte. Il doit donc tout de suite donner envie d’aller plus loin et de dévorer le reste de l’article. Mais pour cela, il faut bien que je comprenne tous les termes du titre. Ca peut paraître évident ce que je vous dis là… mais je vois régulièrement des titres bourrés de vocabulaire technique, de jargon ou d’acronymes incompréhensibles. 🤯 Mon conseil : choisissez des mots simples et concrets. Votre objectif est de donner envie, et non pas de rebuter votre lecteur.

Et vous ? Quels sont les titres qui vous incitent à lire un article ? 🤔Observez vos réactions de lecteur et inspirez-vous de ce qui vous entoure. C’est une excellente manière de détecter les ingrédients magiques pour concocter des titres réussis. 🌟

Pitch : et si on progressait ensemble ? – Episode 3

Dans la vidéo ci-dessous, je vous invite à découvrir mon analyse du pitch de Sabrina. J’ai eu la chance de rencontrer cette comédienne pleine de vie lors d’une formation au pitch que j’anime pour Pôle Emploi Scène et Images à Lyon.

Comme dans les épisodes précédents, je m’appuie sur la vidéo envoyée par Sabrina pour vous aider à améliorer votre prochain pitch. Car c’est bien connu, on progresse énormément en écoutant ce que font les autres autour de nous.

Bonne découverte !

Découvrez mon analyse du pitch de Sabrina, comédienne

3 conseils pour un pitch réussi

Voici en quelques lignes, les points principaux évoqués dans la vidéo….

Soignez votre introduction

Les trente premières secondes de votre pitch sont cruciales. Elles doivent capter notre attention et nous donner envie d’écouter la suite. Vous devez donc soigner votre introduction pour qu’elle réponde à trois questions :

  • Qui êtes-vous ?
  • De quoi nous parlez-vous ?
  • Pourquoi vous adressez-vous à nous ?

Partagez vos émotions

Dites nous ce qui vous anime, ce qui vous motive, vous touche, vous passionne… C’est en jouant sur les émotions que vous réussirez à faire passer votre message. Un pitch convaincant, c’est un pitch qui vient du coeur et des tripes !

Terminez sur un appel à l’action précis

Bien souvent, lorsqu’on pitche, c’est qu’on a besoin de faire avancer un projet. Dans ce cas, l’appel à l’action est un excellent moyen de conclure votre pitch. N’hésitez pas à dire clairement ce dont vous avez besoin : un courrier de recommandation, un financement, un like sur un post…. Plus vous serez précis, plus vous augmenterez vos chances d’être aidé !

Vous avez un pitch à faire ?

Si, comme Sabrina, vous souhaitez recevoir mes conseils personnalisés sur votre pitch, il vous suffit de m’envoyez un e-mail avec votre vidéo (moins de 3 minutes) et vos questions éventuelles à l’adresse suivante : chaucesselaetitia@gmail.com Je serai très heureuse de vous aider. 🙂

Réussir son pitch – comment le conclure ?

La fin du pitch, c’est un peu comme la dernière note d’un concert. 🎵 C’est le clou du spectacle, l’impression sur laquelle tout le monde va rester. Tout comme l’accroche, dont je vous ai déjà parlé, la conclusion du pitch est très importante. Voici donc mes 3 conseils pour soigner ce que l’on appelle aussi la chute.

Préparer la fin de son pitch

Au même titre que l’accroche, la chute du pitch demande une attention toute particulière. Je conseille de la rédiger et de l’apprendre par coeur. Pas question de chercher vos mots au moment de conclure ! La préparation vous évitera aussi d’avoir l’air surpris que ce soit la fin. 😲Oui, oui, ça arrive ! Je vois ça régulièrement dans le cadre de mes formations au pitch : le pitcheur a l’air de découvrir qu’il n’a plus rien à dire et termine sur un « bah, voilà ! ». Même s’il n’est pas nécessaire de faire dans l’originalité, une vraie conclusion est indispensable pour réussir son pitch.

Un pitch, une idée forte

Ok, mais c’est quoi une vraie conclusion ? 🤔Il existe de nombreuses manières de conclure un pitch. Celle que je recommande souvent consiste à redonner l’idée forte de votre projet. Cela permet à vos interlocuteurs de repartir avec au moins une phrase clé qui va résonner dans leur tête. Repensez à l’image du concert et de sa note finale. Cette phrase doit être assez courte et facile à mémoriser pour qu’ils puissent ensuite la transmettre à d’autres personnes. Avec cette technique, vous augmentez vos chances de faire connaître votre projet et de le concrétiser !

Un pitch, un projet à faire avancer

Il est également possible de terminer votre pitch en faisant une ouverture. Vous pouvez par exemple donner la prochaine étape de votre projet, exprimer ce dont vous avez besoin pour avancer ou même tout simplement ouvrir la porte aux questions. Le tout, c’est que vôtre conclusion soit bien formulée pour laisser une impression positive aux personnes qui vous écoutent.

3 conseils pour conclure votre pitch

🤓En résumé, voici mes 3 conseils pour que votre pitch soit parfait du début à la fin, :

  • bien préparer votre conclusion en amont
  • terminer votre pitch par l’idée clé du projet
  • ouvrir vers la suite du projet

Et pour aller plus loin…

Si vous avez besoin d’être accompagné dans la préparation de votre pitch, n’hésitez pas à faire un tour sur les autres pages de mon site Internet. Vous trouverez tous les services que je propose et d’autres articles de conseils. pouvez également me contacter directement si vous avez une question précise.

Pitch : et si on progressait ensemble ? – Episode 2

🎭Les artistes sont fréquemment amenés à présenter leur spectacle à l’oral. Ils doivent convaincre des financeurs, des produteurs, des partenaires, des spectateurs… C’est pour ça que depuis deux ans, j’anime une formation au pitch chez Pôle Emploi Spectacle.

Il y a quelques temps, j’ai aidé Chloé Martiniani de la Compagnie Poursuis ton rêve à préparer le pitch de son spectacle « Soeur de ». Elle m’a ensuite envoyé une vidéo teaser que je trouve très réussie et que je souhaitais vous partager car elle pourra certainement vous inspirer. 💡

Le pitch vidéo de « Soeur de », le spectacle de Chloé Martiniani

Pitcher son spectacle : 4 conseils

Planter le décor

Chloé commence son pitch en nous décrivant la situation initiale : le lieu, l’époque, les personnages… Elle nous raconte une histoire et grâce à ces éléments, on peut la situer dans le temps et dans l’espace. C’est une étape très importante qui permet de capter l’attention du public dès les premières secondes.

Des images concrètes

Les poupées et le château nous aident également à entrer dans l’histoire. On visualise les personnages et le lieu de l’action. Et cela nous permet d’être concentré. Sans ces éléments, il faudrait faire appel à notre imagination. Et ça, ça demande un petit effort. 😅En donnant des images concrètes à votre interlocuteur, vous lui facilitez la tâche !

Valorisez votre légitimité

Chloé incarne les deux personnages principaux mais aussi un narrateur. Elle joue donc trois rôles différents dans son pitch. C’est une très bonne technique pour mettre en avant ses talents de comédienne. En regardant la vidéo, on comprend l’histoire mais on voit aussi le style de jeu de l’actrice.

Un appel à l’action clair

Le pitch de Chloé se termine par une invitation à venir voir le spectacle. Il s’agit donc d’un bon teaser qui allie présentation du spectacle et appel à l’action. Le seul inconvénient de cette vidéo : elle a une durée de vie limitée car on mentionne une date précise. 📅

Comment améliorer le pitch de son spectacle ?

👏Ce pitch vidéo est très réussi mais j’ai quand même deux petites remarques :

Trouver le bon rythme

Un pitch doit être dynamique… mais il faut éviter de parler trop vite. 🚅Chloé a un débit de parole assez rapide. Heureusement, elle articule bien et son pitch dure moins de deux minutes. Il faut toutefois être vigilant car si vous parlez à toute vitesse, vos interlocuteurs auront du mal à vous suivre. Ils risquent de s’épuiser et de décrocher.

Ancrer le message

Autre petite amélioration pour la fin du pitch : Chloé aurait pu ajouter un sous-titre qui rappelle la date, l’heure et le lieu de la représentation. Le texte sur les vidéos vous aide à ancrer le message dans l’esprit du public.

Besoin d’un feedback sur votre pitch ?

Si vous avez un pitch à préparer, faites comme Chloé ! Envoyez moi votre vidéo par mail à chaucesselaetitia@gmail.com Je vous ferai part de mes remarques et suggestions. 🙂

Réussir son pitch : comment capter l’attention du public ?

Comment démarrer son pitch ? 3 conseils pour réussir son accroche

Dans un pitch, les premières secondes sont cruciales. C’est le moment où vos interlocuteurs sont les plus captifs, les plus disposés à vous écouter. Il faut donc bien travailler l’introduction, que l’on appelle aussi l’accroche pour capter l’attention de votre public dès le début 🎣Mais comment s’y prendre ? Voici 3 conseils pour débuter votre pitch avec brio !

Attendre le bon moment pour démarrer

Je vois régulièrement des porteurs de projet qui, à peine arrivés dans la salle, commencent à pitcher leur projet. Je sais que ce n’est pas forcément un exercice agréable et qu’on peut avoir envie de s’en débarasser au plus vite. Pour autant, je vous conseille d’attendre avant de parler. Pourquoi ? Parce que vous devez vous sentir prêt avant de commencer à parler. Prendre le temps vous aidera à démarrer avec plus de sérénité. Ce temps vous permet également de vous assurer que vos interlocuteurs sont prêts à vous écouter. S’ils ratent les premières secondes de votre pitch, ils auront déjà un wagon de retard et ce sera difficile pour eux de monter en marche 🚂

Une accroche qui marque les esprits

Dès le début de votre pitch, le public doit être interpellé, intrigué ou encore choqué. Il faut lui donner envie d’écouter la suite. Soit parce qu’il se sent concerné, impliqué dans ce que vous racontez… soit parce qu’il n’en croit pas ses yeux, qu’il est frappé par ce que vous venez d’annoncer. Il existe plusieurs techniques, mais le plus important, c’est de trouver une accroche en lien avec votre projet et votre personnalité. Ainsi, faire un trait d’humour en accroche marchera mieux si vous êtes de nature blagueuse et joviale 😄

Accroche de pitch : restez bref

L’accroche de votre pitch doit être assez courte : si vous prenez trop de temps à installer un contexte ou à donner des éléments de compréhension, vos interlocuteurs risquent de décrocher. Une accroche peut même tenir en une phrase ! Je vous conseille d’ailleurs de la rédiger et de l’apprendre par coeur : ça vous forcera à restez concis ! ⏰

3 conseils pour construire l’accroche de son pitch

En conclusion, pour que votre pitch soit efficace dès les premières secondes, je vous conseille de :

  • prendre votre temps avant de parler
  • construire une accroche qui marque les esprits
  • rester le plus concis possible

Et pour aller plus loin…

Une formation, un atelier pratique, une séance personnalisée… tous les formats sont possibles pour vous aider à bien pitcher ! N’hésitez pas à me contacter pour en savoir plus.

Pitch : et si on progressait ensemble ? – Episode 1

Je suis très heureuse d’écrire ces lignes aujourd’hui car c’est le lancement d’une idée qui me trotte dans la tête depuis un petit moment déjà… 😄
Ce qui me plaît le plus dans mon travail, c’est d’aider les gens à réussir leur pitch. Pour ça, on peut écrire des articles, concevoir des tutos, animer des formations… mais ce qui permet vraiment de progresser, c’est le feedback sur du concret. C’est comme ça qu’est née l’idée d’une nouvelle rubrique sur mon blog, une sorte de rendez-vous régulier et gratuit pour vous aider à progresser à l’oral.

Améliorer son pitch… et inspirer les autres !

Le principe est simple : vous m’envoyez une courte vidéo d’un pitch et je vous donne des conseils pour l’améliorer. Le tout est ensuite publié sur mon blog. Vous profitez ainsi d’un conseil personnalisé, et en plus, vous inspirez les autres : on progresse en pitchant mais aussi en écoutant quelqu’un d’autre présenter un projet.

Aujourd’hui, nous allons découvrir un premier pitch. Il m’a été envoyé par Marion, directrice de l’incubateur d’entrepreneurs sociaux CoCoShaker. Un grand merci à elle 💙car elle ouvre le bal des pitchs vidéos !

3 conseils pour réussir son pitch

Un petit résumé des points abordés dans cette vidéo….

L’accroche : la clé du pitch

Le début du pitch doit nous permettre de comprendre ce dont on va nous parler. Il doit aussi nous donner envie d’écouter la suite. N’hésitez donc pas à apporter une touche d’originalité dès l’accroche (note d’humour, question, exemple concret, anecdote…) pour convaincre dès les premières secondes.

Soyez clair et précis

Pour cela, prenez le temps de définir les termes que vous utilisez. Pas question de laisser planer un doute sur un mot qui n’est pas forcément connu de tous. Il vaut mieux prendre quelque secondes pour mettre tout le monde au même niveau plutôt que de perdre le public en cours de route.

Soignez les transitions

Elles sont indispensables pour apporter de la fluidité au pitch. Sans elles, votre présentation paraîtra saccadée ou donnera l’impression d’être une succession de « bullet points ». Les transitions peuvent être rédigées à l’avance et apprises par coeur.

Enrichissez votre vocabulaire

Chaque métier ou secteur d’activité à son jargon, ses termes techniques, son vocabulaire. Attention toutefois à ne pas répéter toujours les mêmes mots ! Un petit temps de réflexion sur le champ lexical de votre domaine vous aidera à enrichir votre vocabulaire.

Besoin d’un feedback sur votre pitch ?

Si, comme Marion, vous souhaitez bénéficier de retours et de conseils personnalisés sur votre pitch, il vous suffit de m’envoyez un e-mail avec votre vidéo (moins de 3 minutes) et vos questions éventuelles à l’adresse suivante : chaucesselaetitia@gmail.com Je me ferai un plaisir de vous répondre 🙂

Comment réussir son pitch… en équipe ?

Vous êtes plusieurs à porter un projet ? Découvrez comment le pitcher !

C’est une question qu’on me pose régulièrement lorsque j’anime des formations ou des ateliers. En effet, un projet peut-être porté par deux personnes ou même toute une équipe. C’est souvent le cas pour un pitch de startup. Et dans ce cas, on se pose plein de questions… Qui va pitcher ? Est-ce qu’on y va tous ? Ou à deux ? Comment on se répartit la parole ?
Voici donc trois conseils sur le pitch en équipe.

1. Réussir son pitch, c’est parler de soi

La première chose à faire, c’est de travailler sur votre légitimité. Dans le cas d’un pitch devant un jury, par exemple, le profil du porteur de projet est très important! Le jury va évaluer le projet – sa viabilité, sa faisabilité, son originalité etc. – mais aussi l’équipe. Est-ce qu’ils ont l’étoffe d’entrepreneurs ? Est-ce qu’ils inspirent confiance ? Est-ce qu’il sont légitimes pour porter ce projet ? Il faut donc expliquer pourquoi vous êtes compétents sur le sujet et préciser le rôle concret de chacun.

2. En solo… pour un pitch clair et efficace

Ca y est, vous avez décidé qu’un seul membre de l’équipe allait pitcher. C’est un option qui présente plusieurs avantages. D’abord, votre pitch sera plus fluide, il s’enchaînera de manière naturelle. Ensuite, il vous faudra certainement moins de temps pour le préparer. Pensez bien toutefois à mentionner les autres membres de l’équipe. Encore mieux : ils peuvent se tenir près de vous pour répondre aux questions du jury, en fonction de leur légitimité dans le projet.

3. En équipe… pour un pitch percutant

Le fait de pitcher en équipe permet de créer une présentation dynamique. L’attention du public sera relancée à chaque fois qu’une nouvelle personne prendra la parole. Cela peut également aider à montrer la complémentarité des profils au sein de l’équipe. Et si vous êtes à l’aise, pourquoi ne pas imaginer une petite mise en scène ou un jeu de rôle ?

Soyez toutefois vigilants sur le nombre de pitcheurs : je recommande deux personnes maximum pour un pitch court. Et surtout, consacrez beaucoup de temps à la préparation du pitch et aux temps de répétition. Vos interventions doivent s’enchaîner à la perfection 🤩.

3 conseils pour réussir votre pitch

En conclusion, si vous pitcher en équipe, pensez bien à :

  • identifier et valoriser la légitimité de chaque membre du projet
  • être tous présents pour vous répartir les questions du jury
  • soigner l’enchaînement des interventions

Et pour aller plus loin…

Une formation, un atelier pratique, une séance personnalisée… tous les formats sont possibles pour vous aider à bien pitcher ! N’hésitez pas à me contacter pour en savoir plus.

Reussir son pitch : comment le preparer ?

Pour convaincre à l’oral, pas question d’improviser. Certes, le pitch est un format de présentation court et dynamique. Il doit avoir l’air naturel et spontané. Mais pour réussir son pitch, Il faut le préparer soigneusement. Plus on veut être percutant, plus il faut travailler en amont. Pour faire simple, il y a trois étapes de travail à respecter.

1. Qu’est-ce que je raconte dans mon pitch ?

Ca peut paraître évident, mais il est indispensable de faire le point sur ce que vous voulez raconter. Un projet, c’est complexe et vous ne pourrez pas tout dire en 2 ou 3 minutes.
Il faut donc faire le tri dans la matière qui constitue votre projet… et choisir les éléments principaux. C’est donc une phase de sélection qui n’est pas toujours évidente, mais indispensable pour pitcher efficacement. Sinon, vous risquez d’en dire trop, voire de partir dans tous les sens et votre interlocuteur sera perdu.

2. Comment je construis mon pitch ?

Une fois que vous avez identifié les éléments que vous voulez faire apparaître dans votre pitch, vous avez votre matière première. Ca peut prendre la forme de notes, d’un schéma, de dessins… Maintenant, il va falloir transformer ce contenu en une présentation orale : le pitch. Il faut donc trouver un fil rouge, avec un début et une fin. Comment je commence ? Quelle est ma phrase de conclusion ? Quels mots vont permettre de retranscrire mes idées ? C’est l’étape de mise en forme du pitch.

3. Comment je l’exprime à l’oral ?

Je veux parler notamment du ton que vous allez employer : formel, décontracté, décalé etc. Il s’agit aussi de votre attitude. Même si je suis convaincue que le contenu est le plus important, la manière dont vous allez vous comporter pendant le pitch vous aidera à faire passer vos idées et à convaincre

3 questions pour préparer votre pitch

En conclusion, pour préparer votre pitch, vous devez répondre à 3 questions :

  • Qu’est-ce que je veux dire ?
  • Comment j’organise ce contenu ?
  • Comment je l’exprime à l’oral ?

Et pour aller plus loin…

Une formation, un atelier pratique, une séance personnalisée… tous les formats sont possibles pour vous aider à bien pitcher ! N’hésitez pas à me contacter pour en savoir plus.