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Laëtitia Chaucesse
Prise de parole en public & animation de conférences

Prise de parole : peut-on se former à distance ?

🏋‍♀ Chacun a vécu le confinement à sa manière : certains se sont mis au sport, à la cuisine, à la méditation. D’autres ont dévoré leur bibliothèque, rangé tous leurs placards ou repeint leur chambre. Il y en a qui se sont ennuyés, et d’autres qui en redemandent. Pour ma part, cette période sans précédent m’a amenée à relever un nouveau défi : créer et animer une formation à distance sur la prise de parole. 🎤

C’est le Dahlir, une association qui aide les personnes en situation d’exclusion à accéder aux loisirs, qui m’a confié ce projet. J’avoue que lorsqu’ils m’ont appelée, je me suis posée tout un tas de questions : 🤔

  • Est-ce que ce que je propose en présentiel est réalisable à distance ?
  • Est-ce que je vais réussir à créer un programme dynamique et varié, pour garder l’attention des participants ?
  • Est-ce qu’ils vont réussir à progresser à l’oral, tout en restant derrière leurs ordinateurs ?

Je n’étais pas sûre que ça pouvait fonctionner. Mais j’ai décidé de leur dire « oui » et de saisir cette opportunité pour tester une nouvelle version de ma formation à la prise de parole. 🧪

La formation s’est terminée il y a 2 semaines et sincèrement, le bilan est très positif. 😃 De mon point de vue, comme de celui des participants, à en lire leurs commentaires sur le questionnaire d’évaluation.
Alors j’ai décidé de vous partager ici les avantages… mais aussi les limites de ce format à distance. 💻

Les clés pour une prise de parole claire et captivante

🤓 Cette formation m’a demandé un gros travail d’adaptation. J’ai dû revoir pas mal de choses pour que la formation fonctionne à distance :

  • des modules théoriques plus courts et dynamiques
  • un déroulé sur 3 jours distincts
  • des exercices compatibles avec la visio
  • un workbook en ligne pour relire et annoter les exercices
  • des supports complets et concis

« Un contenu complet avec des mises en application qui permettent de garder une certaine dynamique pendant toute la durée de la formation. »

Ingrid

🎯 Visiblement, tout cela m’a permis d’atteindre mes objectifs car les participants sont tous ressortis satisfaits de la formation. Pour Bertrand, « l’équilibre entre apports théoriques et mises en situation, en s’appuyant sur les besoins de chacun, fonctionne à merveille. » De son côté, Ingrid a apprécié le « contenu complet avec des mises en application qui permettent de garder une certaine dynamique pendant toute la durée de la formation. »

Pour cette première à distance, j’ai eu la chance d’avoir un petit groupe, composé de 4 personnes. J’ai donc pu adapter mes propos à leurs situations individuelles et leur donner des conseils personnalisés.

📏 Même s’il existe des règles et des grands principes pour réussir sa prise de parole, j’aime encourager les participants à trouver « leur truc », à réfléchir à leur manière de communiquer. J’ai donc beaucoup insisté sur la notion d’authenticité. Justine a apprécié le fait de devoir « chercher des solutions par nous-mêmes, construire de façon la plus personnelle possible pour ne pas s’éloigner de ce que l’on est réellement et que le message soit sincère. »

🧠 Carine aussi a trouvé de la matière pour construire son discours : « cette formation a bien répondu à mes attentes. Tes conseils sont précieux et accessibles, dans le sens où chacun peut s’en emparer et les adapter à sa façon de fonctionner. Ton approche, sur les temps collectifs et individuels, fait référence à des situations de terrain sur lesquelles il est facile de se projeter. »

💜 Au delà des aspects techniques, les participants sont repartis avec plus d’envie, de motivation et de courage pour affronter leurs prochaines situations de prises de parole. 💪 Justine a trouvé les retours sur son travail « très constructifs et positifs. Ils nous ont permis de nous familiariser avec les différentes techniques de prise de parole et de gagner en confiance pour nos prochaines prises de paroles autant sur le plan professionnel que personnel. Merci 🙂 »

« Construire de façon la plus personnelle possible pour ne pas s’éloigner de ce que l’on est réellement. »

justine

Progresser à l’oral de chez soi : une solution confortable

Au départ, je percevais la distance surtout comme un inconvénient. Mais en vivant cette expérience, je me suis rendue compte qu’elle offrait aussi des avantages, notamment logistiques. 🚕 Surtout lorsqu’on vit dans une zone reculée, comme Justine, installée en Haute-Savoie: « si la formation s’était faite en présentiel, je n’aurais certainement pas pu être présente car mon territoire est isolé et que les déplacements auraient eu un coût important. »

😊 J’avoue que c’était pratique pour moi aussi, de pouvoir travailler à la maison… mais en même temps, un peu bizarre. J’ai l’habitude d’être régulièrement en déplacement (au moins une fois par semaine) et ça m’a fait tout drôle d’animer une formation de chez moi, de manger dans ma cuisine, de prendre une pause café dans mon salon. ☕ C’était inhabituel mais pas forcément désagréable.

« Pour une personne qui n’est pas à l’aise avec la prise de parole en public, cela peut être un plus de commencer dans un cadre rassurant et bienveillant. »

Carine

⌚ En se formant de chez soi, on gagne du temps. Mais on peut aussi gagner en confort. Pour Carine, « l’avantage que peut représenter une formation à distance est le fait de pouvoir en bénéficier au sein d’un environnement connu. Pour une personne qui n’est pas à l’aise avec la prise de parole en public, cela peut être un plus de commencer dans un cadre rassurant et bienveillant. » 🙂

En étant bien dans son environnement, on crée les conditions favorables pour accueillir le contenu de la formation et donc faire davantage de progrès. 🚀

Oser prendre la parole, sans se sentir exposé

En présentiel, il m’arrive de rencontrer des participants qui se sentent mal à l’aise, qui n’ont pas envie de réaliser les exercices devant les autres. 😰 Je ne force jamais personne à faire un exercice. Je l’encourage, je lui propose à différents moments de la journée mais sans jamais obliger. Je ne veux surtout pas accentuer le malaise ressenti par cette personne. Je propose souvent de faire l’exercice en tête à tête, à la fin de la session collective.

Mais à distance, je ne savais pas comment j’allais pouvoir gérer ce genre de situations. L’expérience avec le Dahlir m’a montré que la distance pouvait être bénéfique pour les personnes qui ne se sentent pas à l’aise à l’oral. Bertrand trouve même que « cette formation facilite la désinhibition face à des mises en situation que l’on appréhende parfois. » 🤩

Une bulle pour se former à la prise de parole

« La formation à distance permet d’être plus concentré sur les temps de travail perso. »

bertrand

📝 Je prévois toujours beaucoup d’exercices et de mises en situation pour mes formations à la prise de parole : c’est un élément clé pour s’approprier les apports théoriques et pour progresser. Mais je me demandais comment tout cela allait fonctionner à distance.

J’ai décidé de laisser du temps, individuel ou en binôme, pour effectuer les exercices, en coupant la visio. Mais allaient-ils vraiment utiliser ce temps pour travailler ? 🤔

Et bien oui, et ils ont même apprécié ces petites bulles d’isolement. Cela a permis à Justine « d’avoir des temps seul pour travailler et de ne pas se disperser. » De son côté, Bertrand estime que « la formation à distance permet d’être plus concentré sur les temps de travail perso avec une disponibilité psychique plus importante. » 👍

Les limites de la formation à distance

🎉 Alors oui, je considère cette formation comme un succès mais certains aspects du présentiel m’ont tout de même manqué.

💬 En général, je profite des temps de pauses pour échanger avec les participants, faire connaissance, répondre à une question qu’ils n’ont pas osé poser devant le groupe… Et là, c’était quasiment impossible à faire. 😞

Eux aussi ont regretté le manque d’échanges. « Il est moins simple d’échanger entre participants, avec cette barrière numérique. », explique Carine. « Les interactions et prises de paroles sont moins spontanés, il est plus difficile de rebondir sur ce qui est dit », ajoute Justine. Pour Bertrand, la distance empêche « le vécu irremplaçable du contact direct ». Bref, un peu de chaleur humaine… 🔥

Autre regret : un suivi moins précis des exercices. En temps normal, je circule entre les tables pour regarder le travail effectuer, aider à reformuler une phrase, questionner, challenger…

📙 Heureusement que nous avions le workbook en ligne qui me permettait de prendre connaissance du travail de chacun et d’insérer des commentaires. Je pense d’ailleurs que je réutiliserai ce support, même en présentiel. Il permet de centraliser toutes les productions des participants et de garder une trace de mes remarques et suggestions.

Les 4 participants sont unanimes sur un autre point : ils auraient aimé vivre de véritables mises en situation de prises de parole. Je leur ai donné plusieurs occasions de s’exprimer, de pitcher leur sujet mais c’était toujours derrière un ordinateur. Et bien entendu, les sensations de sont pas les mêmes. J’espère d’ailleurs que j’aurai l’occasion de rencontrer Ingrid, Justine, Bertrand et Carine en chair et en os, et d’échanger avec eux sur leurs progrès à l’oral. 📣

Un test pour ma formation en ligne

Cette expérience de formation à distance est venue conforter mon projet de formation en ligne qui sortira en septembre 2020. Elle sera composée de vidéos et d’exercices, et pourra être complétée par des séances d’accompagnement personnalisé, à distance. Avec les salariés du Dahlir, j’ai testé le déroulé, les supports de présentation, les exercices et je suis ravie de voir que tout a bien fonctionné. 😁

J’ai voulu créer cette formation en ligne pour que toute personne qui souhaite progresser à l’oral puisse y accéder. Porteur de projet, freelance, entrepreneur, travailleur indépendant, demandeur d’emploi… toutes ces personnes ont besoin de prendre la parole mais elles n’ont pas forcément accès à un catalogue de formations répondant à leur besoin.

Aujourd’hui, je suis convaincue à 100% qu’on peut progresser à l’oral, de chez soi. Et j’ai hâte que ma formation en ligne soit terminée. 😀

Prise de parole : comment éviter les blancs ?

Et si j’oublie ce que j’ai à dire ? Si je ne me souviens plus de mes arguments ? S’il y a un blanc en plein milieu de ma présentation ? 😱
Je vous l’accorde, c’est questions sont assez angoissantes… Ces peurs sont fréquentes quand on s’apprête à prendre la parole en public. Et peuvent générer un stress supplémentaire dont on se passerait bien !

🧠 Alors comment éviter les trous de mémoire ? Comment mettre toutes les chances de son côté pour réussir sa prise de parole ?
Je vous propose de découvrir mes 3 conseils pour garder le fil à l’oral. 🎤

Une prise de parole ne se récite pas

Tout d’abord, il y a une règle qui me semble primordiale et que j’évoque régulièrement. Elle fonctionne pour éviter les trous de mémoire et pour tout un tas d’autres aspects de la prise de parole. Cette règle consiste simplement à ne pas apprendre son texte par coeur. 🧡

Quand vous prenez la parole pour présenter votre entreprise, votre métier ou votre projet, vous n’êtes pas au théâtre. Vous n’êtes pas dans un spectacle. 🎭 Vous êtes dans un exercice de communication. Et pour que votre prise de parole soit efficace, il faut qu’elle ait l’air naturelle et spontanée.

Mais attention, ça ne veut pas dire qu’on peut arriver les mains dans les poches et improviser. 😎 Une prise de parole, ça se prépare, ça se structure…. mais ça ne se rédige pas mot pour mot et donc, ça ne s’apprend pas par coeur.

Pourquoi ? Parce qu’en rédigeant et en apprenant par coeur, vous mettez toutes les chances de votre côté pour justement avoir un trou de mémoire. 🙄 En faisant cela, vous vous retrouverez avec un texte appris. Donc s’il y a un raté ou un passage que vous oubliez, vous allez être déstabilisé et vous risquez de perdre vos moyens. 😰

Une prise de parole suit un fil rouge

Ok, mais alors comment préparer sa prise de parole sans rédiger ce que l’on veut dire ? La clé, c’est le fil rouge. 🧭

Tout se joue lors de la phase de préparation : à ce moment là, vous avez besoin d’identifier un fil conducteur, qui sera là pour guider votre prise de parole. Vous devez pouvoir le visualiser quand vous vous exprimez. C’est un peu comme un chemin que vous suivez, à l’oral.

En général, vous connaissez votre sujet, voire vous le maîtriser totalement. ✍ Le fait de rédiger et d’apprendre par coeur permet surtout de vous rassurer. Vous avez l’impression qu’en faisant ainsi, vous n’oublierez rien.
Le fil conducteur joue exactement le même rôle ! Il se construit en passant par les points fondamentaux de votre prise de parole : donc s’il est préparé précautionneusement, les informations essentielles seront bien mentionnées pendant votre prise de parole. 🧘‍♀

🚩 Ce que je vous conseille, c’est de semer, sur ce fil conducteur, des points de repères, qui vont vous guider et vous rassurer. Parmi eux, l’introduction et la conclusion, qui vous aideront à savoir d’où vous partez et où vous allez. Vous pouvez aussi identifier des points clés, des arguments structurants mais également préparer vos transitions et vos exemples. Tous ces éléments vous aideront à éviter les trous de mémoire pendant votre prise de parole.

Une prise de parole se prépare

Une fois que vous aurez construit le squelette de votre prise de parole, je vous recommande de vous entraîner. De beaucoup vous entraîner. 🎤

Vous pouvez le faire devant un miroir : le fait de voir votre reflet peut vous aider à mémoriser ce que vous avez à dire. Et ça permet aussi de travailler la posture, le sourire etc. 😃

Vous pouvez également travailler à l’aide d’une caméra 🎥 : en regardant la vidéo, vous pourrez prendre conscience de tout ce qui marche bien… mais aussi des points à améliorer

Une fois de plus, s’entraîner, ce n’est pas réciter : c’est s’approprier sa prise de parole, la verbaliser et tester des tournures de phrases, des manières d’expliquer.

📢 Personnellement, je travaille beaucoup à haute voix et devant le miroir : je trouve que ça m’aide à ancrer ce que j’ai à dire dans ma mémoire.

3 conseils pour éviter les trous de mémoire

⚡ En résumé, voici ce que je vous recommande pour éviter les blancs dans votre présentation :

  • évitez de rédiger et d’apprendre votre prise de parole par coeur
  • construisez un fil conducteur solide, avec des repères précis
  • répétez et entraînez-vous, devant un miroir ou avec une caméra

Besoin d’un coup de pouce pour construire le fil conducteur de votre prise de parole ? C’est justement ce que je propose dans mes formations et mes accompagnements. N’hésitez pas à me contacter pour en parler ! 😊

Réussir sa prise de parole en public : comment structurer son intervention ?

🎙 Présenter un nouveau service, pitcher un projet, animer une réunion…
Quel que soit le contexte et l’objectif, il y a une règle commune à toutes les prises de parole en public : elles doivent être bien structurées. Ca peut paraître évident mais sans plan bien défini, vous risquez de partir dans tous les sens, voire de perdre le fil de vos idées. Et dans ce cas, vos interlocuteurs eux aussi seront perdus et vont décrocher.

Et ça, c’est bien dommage… car si plus personne ne vous écoute, aucune chance ni de faire passer votre message, ni d’atteindre votre objectif. 🙄
La structure de votre prise de parole est donc cruciale : elle vous guide et guide celles et ceux qui vous écoutent. 🧭

🤔 Mais comment structurer son intervention ? Quel est le plan idéal pour réussir sa prise de parole en public ? Dans cet article, je vous partage une structure simple et efficace, que j’utilise à chaque fois que je dois faire une présentation.

Capter l’attention dès l’introduction de votre prise de parole

Les premières minutes, voire même les premières secondes d’une prise de parole sont capitales car à ce moment là, tout le monde est attentif. On attend qu’une seule chose : que vous commenciez à parler. Il faut donc tirer profit de cette situation et préparer une introduction percutante, qui va marquer les esprits et capter l’attention de votre public. 😲

Cette entrée en matière doit permettre de bien comprendre le sujet de votre intervention et donner envie d’écouter la suite.

✍ La préparation de l’introduction peut prendre plus de temps que ce que l’on croit. Ne vous inquiétez pas si c’est le cas, c’est tout à fait normal. Et le jeu en vaut vraiment la chandelle : si vous démarrez du bon pied, vous augmentez vraiment vos chances d’être écouté jusqu’au bout, et donc de transmettre votre message. 😃

Une prise de parole réussie suit un fil conducteur

Une fois que vous avez bien accroché votre public, vous pouvez entrer dans le vif du sujet. Personnellement, je ne pense pas qu’il existe une recette toute faite, qui marche à tous les coups. 🥣 La structure de votre intervention dépend de votre sujet mais aussi du contexte de votre intervention et de votre objectif. 🎯 Tout est possible et un même sujet peut se raconter de plusieurs manières ! Mais s’il y a bien une règle à respecter, c’est celle du fil conducteur.

Votre prise de parole doit s’articuler autour d’une même ligne, une sorte de route principale dont vous ne pouvez dévier. Tout ce que vous allez dire doit être en lien avec ce fil rouge. Tout doit être cohérent et fluide.
Pour cela, faites le tri dans les informations que vous voulez transmettre. 🗑

Le coeur de votre prise de parole doit permettre à votre public de bien comprendre le message que vous voulez faire passer. Mais il doit aussi convaincre 💪 : argumentez, apportez des preuves et illustrez vos propos par des exemples concrets afin de susciter l’adhésion de vos interlocuteurs.

La conclusion : terminer sa prise de parole en beauté

La conclusion, qu’on appelle aussi la chute, est toute aussi importante que l’introduction. C’est un peu comme la dernière note d’un concert : elle va résonner dans la tête de votre public. 🎶 Il faut donc bien la travailler.

En général, si vous prenez la parole, c’est que vous avez quelque chose à dire…🙃 mais aussi que vous avez un objectif à atteindre : obtenir une validation pour un projet ou un financement, conclure un accord, vendre un service ou un produit… 💵

Je vous conseille donc de conclure en deux temps. D’abord, résumez l’idée clé de votre présentation pour vous assurer que tout le monde ait bien compris de quoi il s’agit. Ensuite, exprimez clairement ce que vous attendez de vos interlocuteurs. Il sera ainsi plus facile pour eux de vous donner ce que vous êtes venu chercher 😉

Une prise de parole en 3 temps

⚡ Pour résumer, votre prise de parole se décompose en 3 parties :

  • une introduction percutante, pour capter l’attention de votre public
  • une présentation claire et argumentée, qui suit un fil conducteur bien défini
  • une conclusion qui rappelle le message principal et précise vos besoins

Si vous avez testé une autre structure lors d’une prise de parole en public et qu’elle a fait ses preuves, n’hésitez pas à la partager dans les commentaires ! 😊

Réussir son pitch : 3 astuces pour répondre aux questions pièges

👏 Ca y est : vous avez terminé votre pitch. Vous vous sentez soulagé et finalement, ça s’est plutôt bien passé. 🙂 Pour conclure votre présentation, vous avez ouvert sur un temps d’échange avec vos interlocuteurs. Il ne vous reste plus qu’à répondre à leur questions. Et là, ce n’est pas le moment de se relâcher, bien au contraire.

Normalement, ce pitch, vous avez eu le temps de le préparer, de le structurer, de le répéter… mais la phase de questions, c’est l’inconnu. Tout peut arriver. Que vont-ils vous demander ? Est-ce que vous aurez la réponse à toutes leurs questions ? Et si vous disiez quelque chose de stupide ou de faux ? 😱

Pour vous aider à affronter ce temps d’échange le plus sereinement possible, voici mes trois astuces pour répondre aux questions difficiles…. même celles dont on a pas la réponse. 😉

Déjouer les questions pièges avec honnêteté

La première règle est simple : si on vous pose une question et que vous ignorez la réponse, surtout n’essayez pas d’en inventer une ! Car bien souvent, cela va vous obliger à mentir. Et mentir, ce n’est jamais une bonne idée en matière de communication. 🤥

On peut tout à fait dire qu’on ne sait pas, qu’on n’a pas la réponse. C’est humain de ne pas tout savoir ! Vous ne pouvez pas avoir tout vécu ou tout testé et il faut l’accepter. 🧘‍♀

Alors je sais que ça peut-être difficile car on a l’impression d’avouer une faiblesse, de se dévaloriser…. au contraire, je trouve que c’est une preuve d’honnêteté et d’authenticité. Donc vraiment, si vous ne savez pas, dites-le, tout simplement !

Le pitch : le début d’une belle histoire ?

Mon deuxième point, c’est qu’il ne faut pas en rester là pour autant ! ⚠ Une fois que vous avez dit « Ecoutez, je n’ai pas la réponse à cette question… » ou « je n’ai pas les éléments nécessaires pour répondre à votre demande…. », il faut aller plus loin pour éviter que votre interlocuteur ne se sente frustré.

🔑 Le pitch représente souvent une bonne porte d’entrée pour une relation plus durable avec un partenaire, un client, un fournisseur… Si vous vous arrêtez sur une réponse négative, il y a peu de chances pour que cette histoire aille de l’avant.

Je vous conseille donc de dire que vous allez revenir vers la personne un peu plus tard ou que vous allez la mettre en relation avec quelqu’un qui peut lui répondre. Bref, ouvrez une piste vers une future réponse, ou au moins vers une nouvelle prise de contact. ☎

Utiliser les questions difficiles pour transmettre son message

Dernier conseil si vous n’avez pas la réponse à la question qu’on vous pose : profitez-en pour parler de ce que vous maîtrisez, c’est à dire votre projet. L’idée est de revenir sur ce dont vous voulez et pouvez parler. 💬

Donnez par exemple un détail sur votre produit ou service, sur l’origine de ce projet, sur vos motivation, votre parcours… Saisissez cette opportunité pour raconter quelque chose d’intéressant et de pertinent. Il y a de grandes chances pour que votre interlocuteur soit à votre écoute si vous lui apprenez quelque chose. 💡

Pitch : mes 3 conseils pour gérer les questions

⚡ Pour résumer, quand on vous pose une question à laquelle vous n’avez pas la réponse :

  • surtout, n’essayez pas d’en inventer une et avouez que vous ne savez pas
  • rassurez votre interlocuteur en lui proposant de revenir vers lui avec une réponse
  • profitez de la question pour transmettre votre message

🤔 Et vous ? Comment gérez-vous les questions difficiles après une présentation ? Je serais très heureuse de découvrir vos astuces, n’hésitez pas à les publier dans les commentaires.

Pitch : 4 conseils pour booster sa confiance en soi grâce à son look

« Et sinon, comment doit-on s’habiller pour pitcher ? » 👗
Alors celle là, on ne me l’avait encore jamais posée… enfin, jusqu’à cet après-midi du mois de février, où l’une des participantes à ma formation sur le pitch m’a adressé cette question.

Et en fait, à mon avis, elle est loin d’être bête ou futile.
Elle nous questionne. 🤔

  • Quelle image ai-je envie de donner ?
  • Comment me perçoit le public ou mon interlocuteur ?
  • De quoi ai-je besoin pour me sentir au top ?

🎙 Que ce soit pour un pitch devant un jury, une présentation en interne ou encore un entretien… vous allez très certainement vivre ce moment, planté.e devant votre penderie, à vous demander ce que vous allez porter. Et c’est normal ! Parce qu’au delà des apparences, c’est une histoire de confiance en soi, comme le dit si souvent Emma Denaive de Bien Habillée, mon blog préféré en matière de style. 💜
Avoir une tenue dans laquelle vous vous sentez bien, c’est donner un coup de boost à votre énergie, votre motivation et votre détermination. 💪 C’est gagner en confiance en soi. Et ça, on en a grandement besoin quand on prend la parole en public.

Alors, comment choisir sa tenue pour une prise de parole en public ? Je vous partage mes 4 conseils pour vous aider à faire le bon choix.

Être soi-même pour réussir son pitch

Votre tenue doit vous ressemblez
Votre tenue reflète qui vous êtes alors ne trichez pas !

Avant toute chose, la tenue que vous allez choisir pour faire cette présentation doit vous correspondre. Elle doit vous ressembler. Ce n’est pas parce que l’enjeu est important ou parce que vous allez monter sur une scène que vous devez vous déguiser. Traduction : ne vous mettez pas en tailleur et talons hauts si vous êtes plutôt jean boyfriend et baskets blanches.

Pourquoi ? Parce que ça va tout de suite se voir. On va remarquer que vous n’êtes pas totalement à l’aise, que vous jouez un rôle. Or, pour que votre message passe bien à l’oral, il faut qu’on vous accorde du crédit. Qu’on sente que vous êtes authentique, vrai.e et donc crédible.

La manière dont vous êtes habillé.e envoie un message et il doit donc être cohérent avec votre personnalité et ce dont vous parlez. Donc soyez vous-même ! 🔥

Une tenue équilibrée pour pitcher en toute confiance

Être vous, c’est le plus important… mais comme vous êtes dans un exercice de (re)présentation, il faut aller un cran au dessus : être juste un peu plus que le « vous » du quotidien.
Et c’est là que ça se complique parfois… On se dit qu’il faut faire un effort mais sans en faire trop non plus. C’est clair qu’on ne peut pas avoir l’air de sortir de son lit, avec son pantalon cosy préféré sur les fesses, mais si vous êtes tiré à 4 épingles, ça peut faire un peu too much. Tout est donc une question d’équilibre. Il faut trouver une tenue de bon goût, soignée mais pas guindée.

⚡ Je vous conseille de miser sur deux aspects.
La propreté : ça paraît évident mais il faut que vos vêtements soient nickels, sans taches, sans trous et bien repassés. Pensez aussi à bien vous coiffer et pour les messieurs, à avoir une barbe soignée (rasée ou non, peu importe, mais il faut que ce soit propre.)
La qualité : c’est parfaitement acceptable d’aller pitcher en jeans mais il doit être en bon état. De même, si vous optez pour un pantalon ou une veste noire, choisissez un vêtement de qualité.

Si vous respectez ces deux principes, vous partez sur une bonne base. 🙂

Une tenue adaptée au contexte du pitch

Votre tenue doit correspondre au contexte du pitch
Une tenue pour chaque contexte – Photo by Tamara Bellis on Unsplash

Personnellement, je regarde toujours mon agenda avant de choisir ma tenue du jour. J’ai 3 catégories de tenues :

  • les tenues décontractées pour les jours sans rendez-vous, où je travaille soit à la maison, soit dans mon espace de coworking, Epicentre Factory
  • des tenues un peu plus élégantes si je dois rencontrer des clients, des partenaires ou si je participe à des réunions importantes
  • des tenues spéciales pour mes journées d’intervention : formations, ateliers, animations de réunions ou d’événements

⚡ Toutes ces catégories de tenues correspondent à ma personnalité mais elles sont adaptées à différents contextes.

Je vous invite à réfléchir aussi aux différentes situations dans lesquelles vous êtes amenés à prendre la parole pour parler de vous ou de votre métier, d’un projet ou d’une expérience…. 🤔 Et ensuite, vous pourrez identifier quelles sont les tenues dans lesquelles vous vous sentez vous mêmes et qui sont adaptées à ces contextes.

🤓 Vous pouvez répondre à ces quelques questions pour faire le tri :

  • la situation est-elle formelle ou informelle ?
  • est-ce que je vais prendre la parole en journée ou en soirée ?
  • est-ce que je serai debout ou assis(e) ?
  • est-ce que je serai sur une scène ?

Une tenue confortable pour être à l’aise à l’oral

Une tenue confortable pour pitcher

Dernier conseil pour choisir la bonne tenue pour votre prise de parole en public : vous devez vous sentir hyper bien dans vos vêtements. Pas question de se sentir trop serré(e) dans un pantalon, préoccupée par la longueur de sa jupe ou instable sur des talons de 10 cm… 👠

Personnellement, j’ai une sélection de tenues, par saison, que j’utilise pour mes différentes situations de prise de parole.

Du coup, je suis souvent habillée de la même manière pour mes interventions… 🙈 mais comme en général, je ne vois les gens qu’une seule fois, ce n’est pas un problème.

J’ai envie de vous partager quelques conseils pour trouver LA tenue qui vous donnera confiance en vous :

La veste : une dose de sérieux et de crédibilité

La veste pour structurer votre tenue
La veste : une alliée de taille pour votre prise de parole en public

Qu’elle soit bleue marine, noire ou même colorée pour réveiller une tenue, la veste fait toujours son petit effet. J’en porte surtout pour des rendez-vous importants ou lorsque j’anime un événement sur scène.

La veste donne un côté sérieux et fiable mais si vous l’associez à un jean noir ou brut, vous viendrez casser le côté strict. Elle a aussi l’avantage de structurer votre silhouette.

🌡Et puis, si vous avez tendance à avoir chaud quand vous parlez en public (personnellement, ça m’arrive tout le temps…😅 ) vous savez que vous pouvez l’enlever si besoin. Je vous conseille de mettre un haut à manches courtes en dessous pour pouvoir justement réguler votre température.

Des hauts élégants, aux couleurs claires

Bien choisir son haut pour son pitch
Un haut clair… mais pas transparent, pour illuminer votre visage 🙂

Justement, les hauts, parlons-en ! Je choisis souvent des hauts « habillés », c’est à dire que j’évite le t-shirt en coton basique, uni. C’est surtout pour venir équilibré avec le bas de ma tenue qui est souvent sobre. Je favorise les hauts de couleur claire car ils apportent de la lumière au visage. 🌻

Mais attention mesdames ! Soyez vigilantes par rapport à la transparence du tissu ! Quand vous prenez la parole, la seule chose qui doit vous préoccuper, c’est ce que vous dîtes… et non pas « est-ce que le monsieur du premier rang voit mon soutien-gorge ? ».

En parlant de ça, je fais aussi très attention à mes décolletés : j’adore en porter en général mais lors d’une prise de parole, j’évite. Là encore, j’ai besoin que tout mon esprit soit concentré sur mes propos, et je ne peux pas être distraite par ce genre de détails.

Jupe, robe ou pantalon ?

Il faut que je vous avoue quelque chose : j’adooooooore les robes ! 💜Mais malheureusement, elles font rarement partie de mes choix de tenues pour les prises de parole en public. 😔

Robe, jupe ou pantalon pour son pitch ?
La robe longue est plus appropriée à la prise de parole en public.

La plupart du temps, j’opte pour un pantalon, bleu ou noir, surtout pour les interventions sur scène. Je ne me sens pas à l’aise en jupe ou en robe dans ce genre de situations. C’est sans doute très personnel mais je dirais que je me sens plus « exposée » en tant que femme lorsque je montre mes jambes. 👯‍♀

Quand j’anime une table ronde par exemple, je dois me lever et m’asseoir régulièrement. Je trouve que c’est plus confortable en pantalon. Sinon, je me demanderai tout le temps : est-ce que ma jupe est bien mise ? Est-ce que mon collant n’est pas filé ? Est-ce qu’on en voit trop quand je m’assois les jambes croisées ? 🤯Pour m’épargner tout ça, je mets un pantalon, c’est plus simple.

En revanche, si j’anime une réunion ou une formation et que je suis au même niveau que les participants, je m’autorise une jupe ou une robe, longue de préférence.

La tenue idéale pour réussir sa prise de parole

⚡ En résumé, pour avoir pleinement confiance en vous et aborder votre prise de parole sereinement, je vous conseille de choisir :

  • une tenue qui vous ressemble
  • bien adaptée au contexte
  • et dans laquelle vous vous sentez bien.

Je suis convaincue que votre look a une influence sur votre niveau de confiance en vous et ça, c’est très important pour que votre prise de parole soit réussie. 🎉

Alors bien sûr, ça ne fait pas tout. Ce n’est pas magique. 🌟 Il faudra quand même consacrer du temps à votre contenu. Mais votre tenue c’est votre petit shoot de confiance, celui qui va vous porter et vous aider à aborder cet exercice avec plus de sérénité.

Et vous ?
Quels sont vos truc pour vous sentir plus confiant.e à l’oral ?
Partagez-les dans les commentaires ! Je serais ravie de les découvrir. 😀

Pitch : 3 conseils pour parler moins vite

Vous parlez trop vite ? Découvrez 3 astuces pour trouver le bon rythme.

« Un bon pitch doit tenir le temps d’un trajet ascenseur. » ⏱
Ok, mais ce n’est pas une raison pour parler vite ! Et pourtant, je rencontre énormément de personnes qui débitent leur pitch en mode TGV. 🚅
Pas de panique, ça arrive souvent, notamment lorsqu’on est sous pression. Mais c’est dommage car parler trop vite peut vraiment nuire à la clarté de votre message !
⚡Voici donc 3 conseils pour apprendre à parler moins vite.

« Je parle trop vite car j’ai beaucoup de choses à dire. »

Tout se joue dès la préparation de votre pitch. Je rencontre de nombreuses personnes qui parlent à toute vitesse parce qu’elles ont plein de choses à dire. Trop de choses à dire ! Et comme elles ont peur de ne pas réussir à transmettre toutes leurs idées, elles se dépêchent. Pour éviter ce problème, il existe une solution très simple : apprendre à dire moins de choses. Comment s’y prendre ?
🤓Quand vous préparez votre pitch, essayez vraiment d’aller à l’essentiel, de gommer le superflu, de faire des choix. Gardez en tête qu’il vaut mieux faire passer moins d’informations mais être sûr que ce que vous dites sera compris.

Pour parler moins vite, privilégiez les phrases simples

Dans un deuxième temps, je vous encourage à travailler vos tournures de phrases. 🖋 Essayer de privilégier les phrases courtes et limitez-vous à une idée par phrase. En général, les phrases longues sont complexes et elles contiennent donc plusieurs idées. Ici, il faut vous mettre à la place de la personne qui vous écoute : si elle doit fournir trop d’efforts pour comprendre vos phrases, elle va décrocher. 🤯
Il faut donc lui faciliter la tâche, en utilisant des phrases courtes et simples. Et vous verrez que votre pitch aura beaucoup plus d’impact.

Apprendre à parler moins vite, c’est apprendre à respirer

Enfin, pour parler moins vite pensez à respirer ! 🧘‍♀
Bien sûr vous le faites déjà naturellement… mais ce qui vous aidera vraiment, c’est de prévoir des temps de respiration à des moments précis de votre pitch. Au début, par exemple : pensez à bien respirer avant de vous lancer. Cela vous permettra de faire descendre votre rythme cardiaque et donc de parler avec moins de précipitation. Et puis tout au long de votre pitch, essayez d’intégrer des temps de pause, de respiration. Cette technique vous aidera à ralentir… et elle rendra aussi service à votre public. 🙂

3 astuces pour parler moins vite

En résumé, voici mes 3 conseils pour parler moins vite :

  • concentrez-vous sur les informations principales pour alléger votre contenu
  • exprimez-vous avec des phrases courtes
  • intégrez des temps de respiration dans votre pitch

Vous avez besoin d’un coup de pouce pour construire votre pitch ?
Vous souhaitez être conseillé et accompagné avant de vous jeter à l’eau ?
N’hésitez pas à me contacter pour que l’on puisse échanger sur vos besoins !

Et vous ? Quels sont vos trucs pour parler moins vite ? Je suis curieuse de les découvrir ! 😀

6 conseils pour une table ronde réussie

Témoignages sur l’apprentissage – 2èmes Rencontres territoriales de l’agriculture à Riom – 29.11.19

Le mois dernier, j’ai animé 2 tables rondes pour la communauté d’agglomération Riom Limagne et Volcans. Un exercice que j’apprécie énormément mais qui est loin d’être simple. 😅 Pour réussir ce type d’événement, il ne suffit pas de faire venir tel ou tel expert, d’avoir trouvé un lieu magique ou encore d’avoir communiqué tous azimuts. Il faut penser à tous les ingrédients qui vont rendre votre table ronde intéressante, dynamique et de qualité. Aujourd’hui, j’ai décidé de vous partager ce qui me semble le plus important pour faire de cette manifestation un succès. ⭐

Un fil conducteur, pour raconter une histoire

🎙 Qui dit « table ronde », dit plusieurs intervenants qui vont exprimer leur point de vue sur un même sujet. L’intérêt, c’est de varier les profils, les expériences pour croiser les regards, les approches et ainsi enrichir les connaissances du public.

📖 Mais pour autant, toutes les interventions doivent venir nourrir la même histoire. Elles doivent suivre un fil rouge. Par exemple, le thème des Assises du Commerce 2019 était « Le commerce de proximité a de l’avenir ! ». On peut aborder ce thème via divers points de vue : expert du commerce, statisticien, commerçant, élu, client etc. Mais avant de sélectionner les intervenants, il est primordial de savoir quelle histoire on veut raconter. Il faut partir d’un besoin ou d’un constat… et aller jusqu’aux solutions, aux réponses, aux propositions concrètes. La table ronde doit permettre de suivre ce chemin.

Définir le fil conducteur est une étape indispensable, qui présente de nombreux avantages :

  • il assure la cohérence de la table ronde
  • il permet de varier les profils des intervenants
  • il donne du rythme à l’événement 🥁
  • il maintient l’attention du public qui adore écouter une histoire

Préparer et anticiper

Photo by Nick Morrison on Unsplash

🤓 Vous vous en doutez, une table ronde ne s’improvise pas : il faut passer par plusieurs étapes de travail. Il y a beaucoup de choses à prévoir, de nombreux intervenants, des contraintes techniques… L’animateur et l’organisateur doivent pouvoir communiquer facilement et faire le point régulièrement. Chacun a sa manière de travailler et il n’existe pas de recette toute faite mais j’avais envie de vous partager ma méthode de travail. Voici donc comment j’aime m’y prendre 🙂 :

  • Etape 1 : validation du thème de l’événement avec les organisateurs
  • Etape 2 : définition du fil conducteur
  • Etape 3 : sélection des intervenants
  • Etape 4 : construction des séquences de l’événement
  • Etape 5 : choix des formats d’intervention (témoignage, expert, débat, présentation, interviews, vidéos…)
  • Etape 6 : construction d’un premier conducteur
  • Etape 7 : échanges avec les intervenants pour identifier leurs messages clé
  • Etape 8 : finalisation du conducteur : introduction, questions, transitions

Favoriser le concret

💡 Je vous propose de donner quelques détails sur l’étape 3 : le choix des intervenants. On est souvent tenté d’avoir une tête d’affiche pour sa table ronde. Et c’est vrai qu’un expert du sujet, qui pourra prendre de la hauteur, ça donne une autre dimension à votre événement. Ainsi, l’économiste Philippe Moati avait ouvert la première édition des Assises du Commerce et son intervention avait vraiment permis d’y voir plus clair sur les mutations en cours et à venir dans le secteur du commerce. Ce genre d’intervention est top, surtout en début d’événement.

L’authenticité des témoignages

Cela dit, pour la suite de votre manifestation, je vous conseille de favoriser les exemples, les témoignages, les retours d’expérience, les partages de bonnes pratiques… bref, de donner du concret à votre public. Au fil de mes expériences, je constate que ce sont les meilleures interventions. Alors oui, ces intervenants ne sont pas toujours à l’aise pour parler en public. Ils peuvent chercher leurs mots ou hésiter, mais leur discours a le mérite d’être authentique. Il est vrai. Il sonne juste. Et ça, c’est ce qui marche le mieux. Le public sera plus attentif et retiendra mieux le témoignage d’un agriculteur sur l’intérêt de l’apprentissage que l’intervention d’un expert sur le même sujet. Pour accrocher, on a besoin de pouvoir s’identifier aux propos de l’intervenant. Et c’est justement en faisant témoigner des gens comme vous et moi que ça fonctionne. 🙂

Trouver le juste équilibre

⚖ Alors bien sûr, l’idéal c’est d’alterner entre « expert » et « témoin ». Tout comme dans une bonne présentation, on cherche l’équilibre entre les apports « factuels » et « émotionnels ». C’est vraiment le cocktail gagnant pour faire passer un message. Et en plus, ça donne du rythme à votre événement – et ça, c’est bien pour garder le public éveillé. 😴

Les vidéos : un support court et dynamique

🎥 Enfin, pour illustrer les propos d’un expert, vous pouvez également utiliser des vidéos. Pour les « Rencontres territoriales de l’agriculture », c’est ce que nous avons fait avec deux projets de valorisation des productions locales. Deux courtes vidéos – une infographie et une interview – ont permis de présenter les projets de manière courte et dynamique. Autre avantage de cette technique : on relance l’attention du public.

Limiter la projection de diapos

💬 Une table ronde n’est pas une succession de présentations : c’est un format basé sur l’échange, la confrontation de points de vue. On l’a vu, cela demande beaucoup d’anticipation et de préparation pour que le jour J, tout s’enchaîne avec le plus de naturel possible. C’est le rôle de l’animateur, qui doit faire le lien, préparer des transitions, répartir la parole, combler les blancs etc.

Tout cela se fera bien plus naturellement et simplement si vous acceptez de renoncer à un seul élément : le power point. Lorsque je prépare une table ronde, les intervenants me demandent très souvent s’ils peuvent préparer des diapos. Je comprends tout à fait que ce soit rassurant de projeter un support. Mais sincèrement, je pense que ça nuit grandement à la qualité de la table ronde. D’autant plus si les diapos sont chargés en textes, tableaux et autres graphiques. A la rigueur, on peut projeter quelques diapos visuelles qui viennent appuyer le propos ou bien afficher la thématique avec le nom des intervenants. Mais pas plus. Les power points ne sont, selon moi, pas adaptés à la table ronde car ils rendent l’échange avec l’animateur et les autres intervenants quasiment impossible.

Bannissez les diapos, surtout celles avec trop de contenu. Optez pour une version plus visuelle.

En tant qu’animatrice de table ronde, je consacre beaucoup de temps à la préparation. Je rédige un conducteur avec mes transitions et les questions que je vais poser aux intervenants. Le jour J, je m’en sers beaucoup mais je m’en détache aussi pour pouvoir rebondir sur les propos de l’un, faire réagir l’autre ou apporter des précisions sur ce qui vient d’être dit. Avec un power point, c’est très compliqué à faire.

Toutefois, si vous êtes convaincus qu’un support projeté est indissociable d’une intervention, laissez cette personne dérouler son présentation, sans l’animateur.

Gérer le temps

Animer une table ronde, c’est comme faire de la radio. C’est sans doute pour ça que j’adore cet exercice. La gestion du temps est primordiale et je veille toujours à respecter au mieux les horaires fixés par l’organisateur. ⏳

Toujours un oeil sur sa montre

🎙 Quand on interviewe quelqu’un en direct à la radio, on a toujours un oeil sur ses notes et un autre sur la pendule – et puis on essaie aussi de regarder la personne qu’on interroge. Il faut sans cesse s’adapter à la longueur des réponses, aux digressions, aux explications alambiquées… et ramener l’interviewé sur le sujet qui nous intéresse.

Ce sont les mêmes compétences qu’il faut mobiliser lors d’une table ronde. Sur mon conducteur, j’indique des repères temporels. Si je démarre un peu avant ou après le temps prévu, je le note au crayon et je calcule à quelle heure je dois terminer. Si j’ai pris un peu de retard avec une intervention, j’ajuste le temps sur la suivante, ou lors du temps d’échange avec la salle. Et ça, tout en posant les question, en écoutant les réponses et en faisant le lien entre les interventions. C’est un exercice qui prend beaucoup d’énergie… mais que je trouve hyper stimulant aussi. 🤩

Timing : mieux vaut prévoir large

⌚Du côté des organisateurs, cela suppose qu’on laisse un peu de marge entre les interventions. Il faut toujours avoir un petit quart d’heure par ci, par là que l’on pourra grignoter si besoin.

Il vaut mieux également annoncer la fin de l’événement à 17h, même si on pense qu’on aura terminé à 16h45 : si jamais on prend du retard, le public ne s’en rendra même pas compte.

Enfin, lorsque l’on briefe les intervenants, on peut leur mentir un tout petit peu : vous avez prévu 20 minutes pour l’expert numéro 2 ? Dites-lui qu’il n’en a que 15 ! Ca l’obligera à aller à l’essentiel.

Maîtriser les aspects techniques

🔋Ce n’est pas parce que le contenu est bien préparé, qu’il faut négliger la forme. Le succès d’une table ronde repose aussi sur la qualité des aspects techniques. Voici donc une petite check list (non exhaustive) pour bien préparer vos futurs événements :

  • La taille de la salle est-elle bien adaptée à notre événement ?
  • Est-elle confortable (sièges, chauffage, acoustique…) ?
  • Avons-nous pensé à l’éclairage sur scène ?
  • Combien de micros avons-nous prévu ?
  • Avons-nous des piles de rechange pour les micros ?
  • Disposons-nous d’un système de vidéo-projection et d’un système de son de qualité ?
  • Est-ce que le téléphone passe bien dans la salle (important notamment si vous faîtes envoyer les questions du public par sms…) ?
  • Avons-nous le wifi dans la salle (pour poster sur les réseaux sociaux pendant votre événement) ?
  • Pouvons-nous enregistrer les échanges (utile pour le compte rendu) ?

Vous avez d’autres éléments en tête ? N’hésitez pas à compléter cette liste en postant un commentaire ou en me contactant directement.

Réussir son pitch – comment se présenter ?

Comment parler de soi pendant son pitch ? – Découvrez mes 3 conseils !

🎙Dans le pitch, on va bien entendu expliquer son projet mais il ne faut pas oublier de parler de soi ! 😊 Le porteur de projet ou l’équipe qui est derrière est tout aussi important que le projet en lui-même. Oui mais on n’est pas toujours très à l’aise quand il s’agit de parler de soi. Qu’est-ce que je dois dire ? Comment je tourne ça ? Comment faire pour ne pas endormir le public ? Voici donc mes 3 conseils pour vous mettre en valeur 🤩lorsque vous pitchez votre projet.

A quel moment se présenter ?

Naturellement, on a plutôt tendance à commencer son pitch en se présentant. Personnellement, je ne suis pas convaincue par ce format. Bien sûr, il est indispensable de parler de soi… mais il faut bien choisir son moment ! 🕰Pour ça, mettez vous à la place de votre public ou repensez à la dernière présentation que vous avez écoutée. A quel moment êtes vous le plus attentif ? Au tout début de la présentation, bien entendu. A ce moment là, vous espérez obtenir les réponses à ce genre de questions : est-ce que ce projet m’intéresse ? est-ce que je vais apprendre quelque chose ? est-ce que je vais découvrir un produit ou un service utile ? Donc dès le début, il faut donner des éléments sur le problème que vous traitez et la solution que vous apportez. Bien sûr, vous pouvez dire « bonjour », votre nom et votre prénom avant de vous lancer. Mais restez bref et ne déroulez surtout pas votre CV en introduction. 😴

Qu’est-ce que je dois dire sur moi ?

🎖Il faut tout de même rapidement asseoir sa légitimité pendant le pitch. On doit bien comprendre pourquoi vous êtes en train de développer ce projet. Mais pas besoin de raconter toute votre vie ! Il faut sélectionner quelques éléments de votre parcours, quelques compétences, une expérience… bref, ce qui fait qu’aujourd’hui vous en êtes arrivé là…. et que vous êtes légitime pour travailler sur ce projet. 🎓

Comment parler de soi ?

📖Enfin, je vous encourage à travailler cette partie du pitch comme une petite histoire. Quand on passe un entretien, par exemple, on nous demande souvent notre plus grande qualité : organisée, rigoureuse, efficace… on peut se lancer dans une liste à la Prévert. Mais ce que je trouve le plus percutant, c’est de raconter une petite anecdote qui permet de démontrer une qualité. C’est beaucoup plus fort que d’affirmer qu’on est comme ci ou comme ça. 💪

3 conseils pour vous parler de vous

🤓En résumé, voici mes 3 conseils pour vous bien vous présenter pendant votre pitch :

  • évitez de commencer votre pitch en déroulant votre CV
  • sélectionnez les éléments de votre parcours qui collent à votre projet
  • racontez une histoire pour vous présenter

Et pour aller plus loin…

Si vous avez besoin d’être accompagné dans la préparation de votre pitch, n’hésitez pas à faire un tour sur les autres pages de mon site Internet. Vous trouverez tous les services que je propose et d’autres articles de conseils. pouvez également me contacter directement si vous avez une question précise.

Se former, c’est grandir

☎ Il y a environ trois ans, j’ai reçu un appel qui a fait basculer ma vie. Un de ces tournants, un de ces virages qui vous fait emprunter un tout nouveau chemin. Depuis, j’ai rencontré des gens épatants, découvert des domaines, des techniques, des idées… j’ai appris, expérimenté, tenté… j’ai grandi et je grandis encore. 🐣 Tout cela, c’est grâce à l’APM, un réseau professionnel de dirigeants d’entreprises. Et aujourd’hui, j’avais envie de vous partager la lettre qui a accompagné ma candidature pour devenir animatrice d’un club APM à Clermont-Ferrand. 💜

« Animer un Club APM, c’est être au cœur de la structure tout en étant presque invisible. Tout comme lorsque j’anime une table ronde ou une conférence : je suis au centre de cette rencontre pour faire circuler la parole, garder le cap, gérer le temps mais je dois aussi m’effacer suffisamment pour laisser la place aux intervenants et au public. Un rôle dans lequel je me sens particulièrement à l’aise, certainement parce qu’il n’est pas très éloigné de mon premier métier : le journalisme. Mes différentes expériences dans des stations de radio en France et à l’étranger m’ont appris à poser les bonnes questions et à guider les invités vers les réponses les plus pertinentes.

Si je me suis orientée vers le journalisme, c’est parce que j’aime découvrir et apprendre, rencontrer et écouter des personnes aux parcours variés et aux histoires fascinantes. Je me suis frottée à des sujets que je ne maîtrisais pas – voire que je n’aimais pas. Et ma curiosité m’a poussée à m’imprégner de chaque thème ou problématique. J’ai fait des recherches, lu, échangé avec des experts, je me suis surprise à me passionner pour des domaines bien éloignés de mes propres centres d’intérêt. Aujourd’hui, dans l’organisation de conférences ou de séminaires, je mobilise toutes ces compétences pour comprendre le sujet, ses enjeux, ses conséquences, les obstacles et les succès… C’est une phase de travail qui me plaît tout autant que le jour J quand il faut animer le débat.

Animer, c’est aussi faire émerger des besoins, des envies, des questions… Pour cela, je puise dans les méthodes collaboratives et les techniques de gamestorming que j’ai beaucoup utilisées ces dernières années. Elles m’ont permis d’accompagner par exemple un groupe de presse dans sa démarche d’innovation en interne ou encore un bureau d’études dans la construction de son projet d’entreprise avec l’ensemble de ses salariés. Avec ces méthodes, on peut prendre en compte la parole de chacun mais aussi mobiliser l’intelligence collective pour trouver de nouvelles idées ou solutions.

Ces expériences m’ont permis de renforcer mon réseau local et de tisser des liens avec des entreprises mais aussi des collectivités et des institutions du territoire. En 2013, j’ai participé à la création d’Epicentre Cowork, un espace de coworking à Clermont-Ferrand. Ce lieu accueille et réunit de nombreux acteurs de l’économie locale, aux profils et secteurs variés. Je suis par ailleurs active dans le 2Cia, le club des communicants, et participe à de nombreux événements professionnels du territoire. Je donne également régulièrement des cours en communication à l’Ecole Supérieure de Commerce de Clermont et à l’Université.

Installée en Auvergne depuis 7 ans, je suis très attachée à ce territoire mais garde un pied à Paris… et quelques orteils en Europe. Je travaille régulièrement avec de grandes entreprises – et notamment leurs dirigeants – que je prépare à la prise de parole en public. J’ai ainsi formé les équipes communication d’Alstom dans le monde ou encore passé deux semaines sur un porte-avion pour préparer des membres de l’OTAN aux interviews médias. Je suis régulièrement amenée à travailler avec des hommes – et quelques femmes aussi – qui occupent des postes à responsabilité et pour lesquels la maîtrise de la communication est primordiale.

Il y a 10 jours, j’ignorais l’existence de l’APM. Aujourd’hui, je me demande comment j’ai pu passer à côté. La lecture du site Internet et mon échange avec Nadine Rossignol m’ont enthousiasmée et je me suis tout à fait reconnue dans les missions de l’animateur. Si j’en ai l’opportunité, je mettrais donc tout mon dynamisme, ma spontanéité et mon énergie au service de ce nouveau club à Clermont-Ferrand ! »

2 jours pour booster votre communication orale

Consacrer deux journées à la prise de parole en public, un luxe ? Peut être pas… Les situations professionnelles qui demandent de vraies qualités à l’oral sont aujourd’hui nombreuses : entretiens, animations, présentations, pitch etc. Or, nous sommes loin d’être toujours à l’aise dans ce genre d’exercice. Par une approche ludique et vivante, par des exercices individuels et collectifs, vous trouverez progressivement la posture qui vous correspond le mieux mais aussi les mots les plus parlants, le ton adéquat… bref, vous développerez ou consoliderez votre propre style à l’oral, et vous ouvrirez littéralement vos guillemets.

Animée par un comédien et une journaliste, cette formation vous propose un parcours en deux étapes.

Jour 1 : Trouver la bonne posture

Avant même de prendre la parole devant un auditoire, une question se pose : suis-je ok avec ce que je m’apprête à faire ?
Le désir de communiquer, la confiance que je m’accorde, la perception positive de mon public ou de mes interlocuteurs, le relâchement, l’authenticité…et finalement le plaisir de s’exprimer et de s’affirmer, sont autant d’éléments essentiels que nous travaillerons lors de cette première étape.

Intervenant : Sébastien Saint Martin, comédien et coach certifié en prise de parole en public

Jour 2 : Parler, oui ! Mais pour dire quoi ?

Le contenu, c’est bien l’élément le plus important de votre communication. Il faut savoir ce que vous voulez dire, dans quel objectif et comment le formuler. Cela vous semble évident ? C’est justement le piège : quand on maîtrise son sujet, que l’on est passionné par ce que l’on fait, on a parfois du mal à prendre du recul. Faire le tri dans ses idées, identifier son message, construire un argumentaire solide, s’adapter aux attentes de sa cible… Voilà ce que nous verrons ensemble pour vous permettre d’être clair, concis et percutant !

Intervenante : Laëtitia Chaucesse, journaliste et formatrice en prise de parole en public

Infos pratiques

  • Dates : mercredi 27 et jeudi 28 novembre
  • Horaires : de 9h à 17h30 (déjeuner non compris)
  • Lieu : Espace Grabriel Péri – 4 rue Gabriel Péri – 63000 Clermont-Ferrand
  • Tarifs par personne pour les 2 jours : 600 € TTC (entreprises) – 300 € TTC (particuliers)
  • Renseignements et réservations :